Ce qui est agréable avec Blake et Mortimer, c’est qu’on sait ce qu’on va y trouver quand on ouvre n’importe lequel des albums de la série : de la grande aventure, des civilisations perdues, de l’archéologie, des innovations scientifiques, du mystère, du thé à 5 heures, de la coopératons entre le MI5 et le MI6, un soupçon de nostalgie pour l’Empire Britannique, de la ligne claire belge, pas une seule pincée d’humour belge et enfin Olrik.
Cet épisode ne déroge pas à ces règles de bases. Alors bon cru ? La machination Voronov et le contexte de guerre froide se calait parfaitement à la série et c’est probablement le plus réussi des albums réalisés par Sente et Juillard. Dans Le sanctuaire de Gondwana (très bon titre) on apprécie les ingrédients qui font le succès de la série mais une pointe un peu plus policière et un peu moins archéologique n’auraient pas fait défaut à cette histoire dont on apprécie cependant pleinement le développement.
Lafigue

Entre descriptions contemplatives, évènements graves de la vie et conte onirique, Springer révèle les dures lois de l’existence à l’enfance…
Quand t’es dans le désert depuis trop longtemps tu te demandes à quoi ça sert disais l’autre. Le libérateur des français détaché de son destin national depuis 10 ans décide donc de partir à la plage accompagné de tante Yvonne et de son fidèle Lebornec.
Quoique fassent leurs auteurs, il sera sans doute à jamais impossible d’égaler le choc que fut le premier tome de cette série désormais solidement campée dans les rayons des libraires. Oser faire d’un tueur professionnel le héros d’une série, il fallait l’envisager. Réussir à faire entrer le lecteur dans l’univers mental d’un reptile à sang froid, il fallait l’essayer.