Pas facile s’appliquer le 100% bio, l’écologiquement responsable dans la vie de tous les jours. En se mettant en scène et en explorant les milles facettes de la vie verte, Cydril Pedrosa nous plonge dans un univers kafkaïen dont il n’hésite pas à railler le maximalisme. Il en profite pour nous faire découvrir sa petite famille et quelques considérations extra écologiques.
Des cases en forme de patate, de l’auto-dérision, des personnages en forme de virgules, de haricots ou d’endives selon leurs poids, des à-plats débordants en cas de colère, un dessin fin et nerveux et des couleurs souvent acidulées, voilà la recette de Pedrosa pour nous plonger dans le monde infernal du développement durable.
La figue

Obligés d’amerrir près d’une petite île occupée par un seul habitant, un portugais à l’esprit mercantile ayant plus le sens des affaires que celui de l’hospitalité, Robillard et Rivière, chargés du transports de documents secrets de la plus haute importance, voient une nouvelle fois leur mission mise en péril. Le commerçant ne leur a en effet pas tout dit.
Le dessin d’Olivier Schwartz volontairement suranné et la rythmique des vignettes parviendraient presque à nous faire croire que cet album a été réalisé il y cinquante ans voire au moment où se déroule cette histoire. Le goût pour les inventions et les machines futuristes des premiers auteurs de Spirou et Fantasio est respecté en incluant quelques trouvailles scientifiques qui vont être un des nœuds principaux de l’intrigue.