En, mars 2008, à quelques mois des jeux olympiques de Pékin, des manifestations de moines bouddhiste tibétains sont très durement réprimées par le pouvoir chinois.
Archives mensuelles : avril 2008
Dans une Barcelone corrompue jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, Jazz Meynard retrouve les fantômes de son passé. Trompettiste de talent, cambrioleur doué, bagarreur émérite, il doit pour sauver sa sœur, subtiliser pour le compte d’El Raval une pièce de collection appelée Double Eagle. Lire la suite
Ce journal d’un ingénu est la genèse de Spirou qu’on découvre ici tout jeune homme, pupille de la nation et gagnant courageusement sa vie en tant que groom dans un hôtel bruxellois. Sa rencontre avec un Fantasio peu scrupuleux se fait alors que la deuxième Guerre Mondiale est imminente et que l’hôtel est le théâtre d’une affaire d’espionnage qui va jouer un rôle déterminant dans l’éclatement du conflit. Lire la suite
Un bon strip judiciaire permet de faire une bonne plaidoirire. Quelques tranches de vies du pénal mises en cases et c’est le gag qui pointe son museau d’hermine au détour du prétoire… Lire la suite
Tuer nuit gravement…
Quoique fassent leurs auteurs, il sera sans doute à jamais impossible d’égaler le choc que fut le premier tome de cette série désormais solidement campée dans les rayons des libraires. Oser faire d’un tueur professionnel le héros d’une série, il fallait l’envisager. Réussir à faire entrer le lecteur dans l’univers mental d’un reptile à sang froid, il fallait l’essayer.
Les auteurs y sont plus que parvenu. Pour le tueur l’homme est bel et bien mort que ce soit depuis Auschwitz ou depuis un certain Marc Dutroux. Alors qui tue il ? Rien d’autre que d’autres prédateurs dont il ne sait rien. C’est la règle. Son activité n’est qu’une activité commerciale pas plus blâmable qu’une autre qu’il mène seul, sans exploiter personne. En 6 volumes parus, le nihilisme du tueur nous est devenu familier et on pourrait même sympathiser avec lui à une terrasse de café.
Fallait il entamer un nouveau cycle ? Oui car premièrement un tueur ça manque quand il n’y en a pas. Deuxièmement c’est l’occasion pour un scénariste de se surpasser (le nouveau cycle de Thorgal par exemple a donné un bon second souffle à une série qui dépérissait un peu). Pour réussir le pari, il a fallu accélérer le rythme de l’histoire, plus lent dans les 5 premiers volumes. Cependant les auteurs ont réussi à conserver une mise en page faite de grande vignettes. Les teintes en à-plats demeurent somptueuses et cadrent parfaitement avec la froideur apparente du personnage.
Si le tueur commence à perdre les pédales, encourageons Matz et Jacamon à en mettre un grand coup pour nous livrer la suite.
lafigue
Larcenement moral (1)
Manu Larcenet sort le tome 4 du Combat Ordinaire. Age tendre, désillusions et gueules de bois…
La critique est aisée mais l’art est difficile dit le quidam impunément. Or, je viens tout juste de finir le dernier tome du « Combat ordinaire » de Manu Larcenet. Et comment voulez vous que j’en fasse une de critique sur cette bon dieu de BD ?
Il n’y a pas de reproches à lui faire à ce satané illustré à part ceux que Marco, le héros de l’histoire se fait sempiternellement. Apparemment devenu plus serein, la paternité semble l’avoir décentré de lui même et de ses angoisses qui n’effrayent nullement son psychanalyste ;un psychanalyste plus taquin que freudien quand Marco parle de ses envies de meurtre ou quand il lui prend de faire son malin. L’apprentissage d’un papa avec sa fille, la détresse ouvrière, les racines historiques et familiales, l’illusion politique sont abordés tant à travers les échanges entre personnages que par la somptueuse mise en page de silences qui installent autant les transitions que le rythme de la réflexion. Ce procédé souvent utilisé permet au lecteur de s’emparer des questions que se posent Marco ou Pablo, l’ami de son père disparu. Les moments d’humours révèlent les failles ou les contradictions d’une vie qui si elle s’écoule ordinairement, ponctuée par ses drames grands ou petits, ne manque pas de profondeur. Et cette profondeur, cette complexité, qui donnent le vertige à Marco sont révélées à chacun par la lecture de cette histoire.
Ma question à moi du coup n’a toujours pas trouvé sa réponse. Comment je fais moi pour faire rien qu’à critiquer cet album.
En effet monsieur Larcenet ! Des gens comme vous sont les fossoyeurs d’une profession qui n’est pas mienne mais c’est pas une raison quand même… je n’ai même pas réussi à trouver une bribe de dessin dont on pourrait dire qu’il est un quart de poil foireux. Forcément quand on fait la synthèse réussie des gros nez et du dessin intimiste, c’est trop facile alors : on peut tout aborder. La vie, l’amour, la mort ou que sais-je encore. Quand le moindre trait se met instantanément au service d’une histoire, je n’ai plus qu’à finir cet article et pis c’est tout.
La Figue
Nouveau mensuel dédié à la bande dessinée. Casemate se donne pour ambition d’incarner l’esprit BD. Format carré, dossiers, interviews, planches largement commentées par les auteurs eux mêmes… Lire la suite






