Un peu cher ce nouveau magazine mais c’est le placement malin à faire pour un bon fondu de BD. Pour une centaine de pages on trouvera des interviews des plus grandes sommités de la BD, des analyses de planches, des dossiers et des zooms sur une actualité BD toujours foisonnante. Avec Casemate le journalisme de bande dessinée est au rendez-vous et les auteurs de BD participent à ce magazine en jouant réellement le jeu proposé par l’équipe de rédaction. Les interviews sont construites, les questions pertinentes amènent réponses, explications et larges développements donnés par les divers auteurs concernant leurs projets et le propos de leurs oeuvres.
D’un format déroutant au départ, la maquette est aérée, sobre et efficace. Textes et images sont lisibles et mis en valeur. Seul bémol : le courrier des lecteurs trucide la mise page de la rubrique « en bref » qui mériterait peut être en effet une autre fonte, celle-ci se mariant plutôt mal avec la fonte principale employée. Une autre couleur de fond de la même rubrique est également sollicitée par les lecteurs.
Casemate explore aussi l’univers du dessin animé à chaque numéro tout en le reliant à la BD. Le ton de la revue est agréable et ne suinte jamais la prétention. A titre d’exemple une conclusion de la biographie de Trondheim dans le dernier numéro s’avère être drôle et imprévisible.
Par contre là, je vais faire mon ronchon sur une des initiatives du magasine. Faire un concours pour promouvoir les jeunes auteurs ! très bien. Mais pourquoi le limiter aux moins de 25 ans non d’une pipe en bois !!. Est ce que le fait d’avoir plus de 25 ans donnerait un avantage décisif au concours ? Que Casemate fasse acte de contrition en faisant un concours pour les jeunes croulants comme moi et je n’en parlerai jamais plus. Promis.
Lafigue
Manu Larcenet sort le tome 4 du Combat Ordinaire. Age tendre, désillusions et gueules de bois…
Le talent du meilleur des DRH c’est de de proposer « the right man at the right place ». Et c’est tout le savoir faire de ce Dieu-ci. Il faut dire qu’il dispose d’un choix presque infini. Il n’hésite pas à envoyer les plus grandes figures historiques pour donner un coup de pouce à diverses personnes qui ne parviennent pas à accomplir leur destiné.
Ce qui est agréable avec Blake et Mortimer, c’est qu’on sait ce qu’on va y trouver quand on ouvre n’importe lequel des albums de la série : de la grande aventure, des civilisations perdues, de l’archéologie, des innovations scientifiques, du mystère, du thé à 5 heures, de la coopératons entre le MI5 et le MI6, un soupçon de nostalgie pour l’Empire Britannique, de la ligne claire belge, pas une seule pincée d’humour belge et enfin Olrik.