Antares, Tome 2

   Si vous voulez des grands espaces, des panoramas de rêves, de la flore luxuriante et de la faune exotique, votre premier réflexe sera sans doute de chercher une destination de voyage. Et c’est là que vous commettez votre première erreur.

En effet aucun endroit ne vous apportera plus de dépaysement que les bandes dessinées de Leo, particulièrement avec ses cycles « Aldebaran », « Betelgueuse » et maintenant « Antares ». Leo invente une multitude de créatures sympathiques ou dangereuses qu’il réussit bien mieux que les traits des personnages humains qui gardent un côté très figé accentué par l’économie de traits de mouvements.

Leo nous emmène dans des paysage variés et enchanteurs et on souhaiterait qu’il nous dessine des dizaines de planètes encore. Cependant certains de ces univers, en apparence sans dangers, regorgent de pièges mortels. Il semble que ce soit souvent le cas de cette nouvelle planète imaginée par l’auteur. En effet les êtres vivants de cette planète sont parfois sujets à une horrible désintégration survenant subitement et sans qu’aucune explication scientifique ne puisse être donnée au phénomène pour l’instant. Cette désintégration a été subie par un des premiers explorateurs de la planète ce qui n’a pas pour autant découragé les financiers de l’expédition qui semblent avoir un but messianique derrière cette mission d’exploration. Plusieurs mystères sont donc à élucider dans ce nouveau cycle sans oublier l’énigme principale des trois cycles qui est celle de la Mantrisse. L’auteur en profite pour ne pas ménager les nerfs de ses lecteurs à la fin de cet épisode-ci.

La Figue